Paix en RDC/Faure Gnassingbé : « Tant que les citoyens ne ressentiront pas une amélioration réelle de leur sécurité… »

Paix en RDC/Faure Gnassingbé : « Tant que les citoyens ne ressentiront pas une amélioration réelle de leur sécurité… »

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La Réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs s’est tenue ce samedi 17 janvier 2026 à Lomé. Les travaux ont été officiellement ouverts par le Président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, en sa qualité de Médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise.

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Cette rencontre a permis de renforcer la coordination des initiatives de médiation, d’examiner la feuille de route globale du processus de paix et d’améliorer l’articulation des efforts des différents facilitateurs, dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC.

Intervenant après l’accord de paix signé en novembre dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda, la réunion de Lomé a été présentée comme une étape décisive pour l’action africaine. Faure Gnassingbé a souligné que les efforts récents ont permis de préserver un espace politique actif, tout en appelant à des compromis durables capables de résister aux fragilités régionales et internationales.

Le Médiateur de l’Union africaine a insisté sur la nécessité d’une cohérence stratégique, politique, institutionnelle et opérationnelle afin d’éviter la dispersion des initiatives. Il a également appelé à rendre pleinement opérationnel le processus africain unifié placé sous le leadership de l’Union africaine.

Dans la foulée, Faure Gnassingbé a rappelé que la paix ne se mesure pas uniquement à la signature d’accords, mais à son impact concret sur la vie des populations, condition essentielle à une stabilité durable dans la région des Grands Lacs.

« La paix ne se décrète pas, elle se construit dans la durée et se vérifie dans le quotidien des populations. Tant que les citoyens ne ressentiront pas une amélioration réelle de leur sécurité et de leurs conditions de vie, les accords resteront fragiles », a conclu le Médiateur de l’Union africaine, appelant à une action africaine plus cohérente, plus lisible et résolument tournée vers les résultats.

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