Culture et tradition au Togo : la pierre sacrée blanche ravive les interrogations
La 363ᵉ édition de la prise de la pierre sacrée s’est tenue ce jeudi 03 septembre 2026 à Glidji-Kpodji, dans la préfecture des Lacs. Révélée de couleur blanche, la pierre est associée à la paix, tandis que sa couleur, qui semble se répéter depuis quelques années, suscite des interrogations chez certains observateurs au Togo.
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En effet, ce rendez-vous culturel majeur du peuple Guin a une nouvelle fois réuni les populations locales, les membres de la diaspora, les chefs traditionnels ainsi que plusieurs autorités politiques, administratives et locales.
Une tradition séculaire
La prise de la pierre sacrée constitue l’un des moments forts de la vie culturelle du peuple Guin. Transmis de génération en génération, ce rituel marque symboliquement le début d’une nouvelle année dans la tradition Guin.
Au-delà de son caractère culturel et spirituel, la cérémonie est également perçue comme un moment de rassemblement et de renouvellement des vœux. Paix, prospérité, cohésion sociale et unité sont notamment au cœur des attentes exprimées à cette occasion.
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Pour cette édition, la pierre sacrée révélée est de couleur blanche. Une couleur généralement associée à la paix et à l’apaisement, donnant ainsi une dimension particulière aux messages portés par cette nouvelle année traditionnelle.
Une mobilisation toujours au rendez-vous
Comme à l’accoutumée, la cérémonie a drainé de nombreux fils et filles de la préfecture des Lacs, venus de différentes localités du pays et de l’étranger. Les représentants de la diaspora ont également pris part à ce rendez-vous qui constitue, pour beaucoup, un moment de retrouvailles et de communion autour du patrimoine culturel Guin.
La présence des autorités traditionnelles et des responsables administratifs et politiques témoigne également de l’importance accordée à cette manifestation dans la vie culturelle et sociale de la région.
La couleur de la pierre suscite toutefois des interrogations
Si la couleur blanche de la pierre sacrée est présentée cette année comme un symbole de paix, certains observateurs relèvent une particularité qui alimente les discussions ces dernières années : la couleur annoncée de la pierre semble rester la même d’une édition à l’autre, selon leurs observations.
Cette situation nourrit, dans certains milieux, des interrogations sur l’évolution de la cérémonie et sur la manière dont certaines manifestations culturelles sont aujourd’hui perçues dans le pays.
Quelques observateurs vont plus loin et estiment que certaines expressions de la culture togolaise pourraient progressivement être influencées par des considérations politiques. Ils évoquent ainsi une possible « politisation » des cultures, une perception qui reste toutefois une lecture de certains observateurs et non un fait établi.
Ces interrogations relancent donc le débat sur la préservation de l’authenticité des traditions culturelles et sur la nécessité de maintenir ces pratiques à l’écart des clivages politiques.
Entre patrimoine et cohésion sociale
Malgré ces interrogations, la prise de la pierre sacrée demeure avant tout un événement culturel important pour le peuple Guin. Elle constitue un espace de transmission des valeurs ancestrales, de retrouvailles entre communautés et de célébration du patrimoine.
À travers la 363ᵉ édition, les participants ont une nouvelle fois renouvelé leur attachement à la paix, à la cohésion et à l’unité. Reste désormais à voir comment cette tradition continuera d’évoluer au fil des années, tout en conservant sa dimension culturelle et spirituelle.
Marc Le Sucré GNAZOU (+22896141648)
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