Le monde du cinéma et de la télévision africains est en deuil. L’actrice sénégalaise Halima Gadji, révélée au grand public par son rôle de Marième Dial dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié, est décédée le 26 janvier 2026, à l’âge de 37 ans. Les circonstances de sa disparition n’ont pas encore été rendues publiques.
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La nouvelle a provoqué une vive émotion, d’autant plus que l’actrice était encore pleinement engagée dans ses activités professionnelles quelques heures avant son décès. Moins de dix heures auparavant, elle annonçait sur sa page Facebook l’ouverture du casting de la deuxième saison du programme Nouvelle Reine, un projet qu’elle portait avec conviction.
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Dans ce message, Halima Gadji invitait les jeunes Sénégalaises âgées d’au moins 21 ans à rejoindre une aventure artistique et culturelle axée sur la valorisation de la culture africaine, en particulier sénégalaise. Les tournages étaient prévus à Abidjan, du 3 au 13 février, puis du 15 février au 6 mars, avec une prise en charge complète du transport, de l’hébergement et de la restauration par la production. Ce dernier post, empreint d’enthousiasme et d’ouverture vers la jeunesse, résonne aujourd’hui avec une force particulière.
Une actrice devenue icône populaire
Par son jeu maîtrisé et sa présence à l’écran, Halima Gadji s’était imposée comme l’un des visages les plus marquants de la nouvelle génération d’actrices ouest-africaines. Son interprétation de Marième Dial dans Maîtresse d’un homme marié a profondément marqué les téléspectateurs et contribué à installer la série comme un phénomène culturel majeur.
Diffusée et suivie bien au-delà du Sénégal, notamment au Togo, la production a permis à l’actrice de toucher un public large et fidèle, faisant d’elle une figure familière dans de nombreux foyers de la sous-région.
Une carrière tournée vers la transmission
Au-delà de ses rôles à l’écran, Halima Gadji s’illustrait par son engagement en faveur de la transmission et de l’émergence de nouveaux talents féminins. À travers ses projets et ses prises de parole, elle défendait une vision ambitieuse et assumée de la femme africaine, entre créativité, autonomie et ancrage culturel.
Sa disparition soudaine remet également en lumière les défis liés à la protection sociale des acteurs culturels en Afrique. Malgré le dynamisme croissant des industries créatives, les artistes restent souvent exposés à une grande précarité, faute de mécanismes solides d’accompagnement et de couverture sociale.
Une perte pour la culture africaine
Pour le Sénégal comme pour d’autres pays de la sous-région, la mort d’Halima Gadji constitue une perte importante pour le paysage audiovisuel. Elle laisse le souvenir d’une artiste engagée, accessible et profondément investie, dont le parcours illustre les potentialités, mais aussi les fragilités, des industries culturelles africaines.
Son dernier message, dédié à la jeunesse et à la création, apparaît aujourd’hui comme le symbole d’une carrière interrompue trop tôt, mais d’un héritage artistique et humain appelé à perdurer.
Née le 25 août 1989 à Dakar, Halima Gadji était issue d’un métissage culturel, avec une mère maroco-algérienne et un père sénégalais. Très tôt animée par la passion du jeu et de la scène, elle quitte le cursus scolaire dès la classe de 5ᵉ pour se consacrer à son rêve d’actrice. Elle débute sa carrière dans le mannequinat et la publicité télévisée, avant de se faire progressivement une place dans l’univers du théâtre, du cinéma et de la télévision.
Il sied de préciser qu’avant sa consécration, Halima Gadji participe à plusieurs productions, notamment Tundu Wundu et Sakho & Mangane. Mais c’est son interprétation de Marème Dial dans Maîtresse d’un homme marié, produite par Marodi TV, qui la propulse au rang de star incontournable du petit écran africain.
Rappelons que l’actrice Halima Gadji laisse derrière elle une fille, née en 2010, ainsi qu’une œuvre artistique marquante qui continuera de vivre à travers les écrans.
Marc Le sucré (+22896141648)

