Enquête dérangeante, représailles inquiétantes : le journaliste Roger Amemavoh reçoit des menaces de mort

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Depuis la publication d’une enquête jugée sensible sur un conflit foncier, le journaliste togolais Roger Amemavoh fait face à une vague de menaces de mort et d’intimidations. Le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) dénonce une situation grave et appelle les autorités à agir sans délai.

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Ce qui n’était au départ qu’un reportage d’investigation dans la localité de Latékopé, s’est transformé en affaire sécuritaire préoccupante. Le journaliste affirme vivre sous pression constante depuis la diffusion de son enquête.

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Selon le SYNJIT, la situation est particulièrement préoccupante depuis la diffusion, par le média Capture MEDIA, d’une enquête mettant en lumière la détresse de femmes confrontées à un litige foncier dans cette zone. Depuis lors, le journaliste fait face à des hostilités violentes de la part de certains acteurs impliqués dans cette crise.

Une menace jugée grave pour la profession

À travers un communiqué signé en date du 16 février 2026, le SYNJIT affirme avoir recueilli le témoignage direct du journaliste, qui évoque des intimidations constantes et des menaces de mort répétées. Une situation que l’organisation qualifie d’« extrêmement préoccupante », rappelant que de tels agissements constituent une atteinte grave à la liberté de la presse et à la sécurité des professionnels de l’information.

« Le SYNJIT condamne avec la plus grande fermeté ces agissements », insiste le communiqué, dénonçant une escalade des atteintes à la liberté d’informer observée depuis plusieurs années au Togo. Pour le syndicat, ces pressions fragilisent les fondements d’une presse privée libre et indépendante, pourtant essentielle à la démocratie.

Interpellation des autorités et de la HAAC

Face à la gravité des faits, l’organisation appelle les autorités sécuritaires à prendre leurs responsabilités afin de garantir la protection du journaliste menacé. Elle a également pris à témoin la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ainsi que l’opinion nationale et internationale, sur la nécessité d’agir rapidement pour éviter toute dérive.

Le SYNJIT exprime enfin sa solidarité totale envers Roger Amemavoh et rappelle que la liberté de la presse demeure un pilier fondamental de l’État de droit, garantissant le droit des citoyens à une information pluraliste.

Dans un contexte déjà marqué par des tensions autour du travail journalistique, cette affaire relance le débat sur la sécurité des reporters à Lomé et dans le reste du pays, où plusieurs professionnels dénoncent un climat de plus en plus hostile à l’exercice du métier.

Marc Yaovi Essowè GNAZOU (+22896141648)

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