Encore une injustice sociale au Togo. En effet, les riverains du projet d’extension de la ligne haute tension Davié-Notsè-Kpalimé-Atakpamé (DANOKA), qui ne savent plus à quel saint se vouer, lancent un appel pressant aux autorités compétentes pour une solution concrète.
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Les faits
Selon nos informations, les premiers responsables du projet DANOKA ont fait des promesses non tenues aux habitants des localités suscitées. Après une année d’attente, ces habitants ont l’impression aujourd’hui d’être bernés par un projet qui ne sera plus réalisé. Pire, ces derniers ont mis fin à leurs projets de construction dans la zone sous l’ordre des responsables du projet de ce fameux réseau électrique.
« En novembre 2023, nous avions reçu la visite du cabinet chargé de l’exécution des travaux. Cette rencontre s’était tenue dans les palais de nos chefs cantonaux et villageois et avait pour objectif une première sensibilisation sur le projet. Il nous avait été expliqué que nos terrains allaient être impactés par la mise en place de cette nouvelle ligne électrique. Quelques jours après cette sensibilisation, le cabinet était revenu pour procéder au recensement de nos biens. Il nous avait alors demandé de suspendre immédiatement tous les travaux de construction en cours sur les terrains situés dans la zone concernée. À cette occasion, nous avions été sommés de fournir plusieurs documents », ont laissé entendre les riverains du projet DANOKA.
Faut-il préciser que les plans des terrains, les reçus d’achat et les photocopies des pièces d’identité de plusieurs riverains ont été remis aux responsables.
« Nous avions alors respecté scrupuleusement ces directives, convaincus que le projet allait se concrétiser et que les indemnisations promises allaient suivre dans les délais impartis. Après cette étape de recensement, le cabinet était resté silencieux. Quatorze mois s’étaient écoulés sans la moindre information ni le moindre suivi », ont-ils regretté.
Face à cette situation inquiétante, les riverains ont décidé d’exprimer leurs préoccupations aux autorités traditionnelles, aux maires ainsi qu’au ministre des mines et de l’Énergie. Après avoir posé leur doléance auprès des autorités compétentes, ces derniers ont été convoqués pour avoir le retour de leur dossier.
« Les 4 et 5 février 2025, nous avons enfin reçu une convocation de nos autorités locales nous informant de la venue du cabinet pour nous donner des précisions sur le projet. Espérant enfin obtenir des réponses et un dénouement favorable, nous nous sommes rassemblés dans les palais de nos chefs de village. À notre grande surprise et incompréhension, le cabinet nous a simplement annoncé que le tracé de la ligne électrique avait été modifié et que nous n’étions désormais plus concernés par le projet. Il nous a été déclaré que nous pouvions donc reprendre librement nos travaux de construction, comme si rien ne s’était passé », ont révélé les riverains du projet DANOKA.
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Une perte énorme et une injustice criante
Cette annonce a provoqué un choc immense parmi les riverains. Il sied de rappeler que pendant ce gel forcé des travaux, plusieurs d’entre eux ont dû revendre à perte les matériaux de construction qui, avec le temps, s’étaient détériorés. Des dettes auprès des banques et des propriétaires de maisons se sont accumulées, les mettant sous une pression insoutenable. Certains d’entre eux ont souffert de maladies liées au stress et aux conditions de vie difficiles imposées par cette situation.
« Pendant quatorze mois, nous avions mis nos vies en suspens. Avant l’arrivée de ce projet, beaucoup d’entre nous étaient en plein chantier de construction. Certains avaient contracté des prêts auprès des institutions financières pour mener à bien leurs projets immobiliers, d’autres vivaient en location et espéraient intégrer rapidement leurs nouvelles maisons pour alléger leurs charges financières. Ce gel forcé des travaux, nous a plongés dans une précarité alarmante », affirment-ils.
Malgré tout cela, le cabinet n’a apporté aucune réponse sur la question des indemnisations. Pire encore, il n’a pas restitué les documents que les riverains avaient fournis lors du recensement. Ne sachant plus à quel saint se vouer, ils lancent un appel pressant au gouvernement togolais.
« Face à cette situation dramatique, nous, riverains de l’ex-projet DANOKA, lançons un appel pressant aux autorités compétentes pour qu’elles interviennent en urgence. Nous demandons que le gouvernement prenne en charge notre situation et apporte des solutions concrètes dans les plus brefs délais. Que le cabinet responsable de l’exécution du projet nous restitue immédiatement tous nos documents collectés lors du recensement. Que des réparations soient faites à tous les riverains impactés par cette situation, car notre avenir en dépend », ont lancé les riverains du projet DANOKA avant d’ajouter :
« Nous avons été plongés dans une crise financière et sociale injustifiée, et il est impératif que justice nous soit rendue. Nous espérons que notre cri de détresse sera entendu et que des mesures appropriées seront rapidement prises pour nous soulager de cette souffrance qui dure depuis trop longtemps ».
La rédaction
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