Pendant près de deux ans, une tentative d’infiltration aussi audacieuse que minutieusement préparée a mobilisé les instances médicales togolaises. Derrière un dossier en apparence solide, se cachait en réalité une fraude d’une rare ampleur, révélatrice des défis auxquels fait face le secteur de la santé.
REJOIGNEZ NOTRE CHAÎNE WHATSAPP POUR SUIVRE LES INFORMATIONS EN TEMPS RÉEL
L’affaire, désormais entre les mains de la justice, met en lumière les failles potentielles dans les processus de vérification des qualifications professionnelles. À Lomé, un individu a été placé en détention après avoir tenté d’intégrer l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT) à l’aide d’un dossier entièrement falsifié.
A LIRE AUSSI : Il voulait sauver, il a perdu la vie : tragédie bouleversante à Sagbado
Mais au-delà de l’interpellation, c’est la sophistication de la manœuvre qui interpelle. Le suspect avait élaboré un parcours académique fictif d’une cohérence troublante, en produisant de faux documents couvrant toutes les étapes de sa scolarité, du certificat d’études primaires jusqu’au doctorat en médecine.
Selon des sources proches du dossier, l’homme affirmait avoir poursuivi ses études dans une université d’Europe du Nord, un détail qui, loin de renforcer sa crédibilité, a finalement contribué à éveiller les soupçons. Face à certaines incohérences, les responsables de l’Ordre ont engagé des vérifications approfondies.
Ces investigations, étalées sur près de deux ans, ont permis de remonter patiemment la piste de cette identité académique fabriquée. Aucun des établissements mentionnés n’a confirmé le passage du candidat, mettant ainsi en évidence une supercherie totale.
Le président de l’Ordre, Anthony Beketi Katanga, a confirmé que le mis en cause est détenu à la prison civile de Lomé depuis environ un mois. Il devra répondre notamment des chefs d’accusation d’usage de faux et de tentative d’exercice illégal de la médecine.
Au-delà du cas individuel, cette affaire relance le débat sur la sécurisation des professions sensibles. Dans un contexte où la confiance des patients repose en grande partie sur la compétence et l’intégrité des praticiens, l’existence de faux professionnels constitue une menace sérieuse.
Pour les autorités sanitaires, cet épisode souligne la nécessité de renforcer davantage les mécanismes de contrôle et de coopération internationale, notamment en matière de vérification des diplômes étrangers.
Il sied de rappeler qu’avant les conclusions judiciaires, cette affaire rappelle une réalité préoccupante dans le domaine de la santé, la vigilance doit rester le premier rempart contre les dérives susceptibles de mettre des vies en danger.
Marc Le Sucré (+228 96141648)
Le président du conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a présidé, les 7 et 8 avril 2026,…
Face aux défis de financement et de gouvernance, les conseillers municipaux de Kloto 2 se…
Le sénateur Abass Frédéric Kaboua est décédé, ce mercredi 08 avril 2026 à Docta Lafia,…
Le passage du rappeur ivoirien Himra au Stade omnisports de Lomé, le samedi 4 avril,…
De violentes pluies se sont abattues sur Lomé ces derniers jours, causant d’importants dégâts matériels…
Entre flambée des prix du pétrole et fragilité des économies, la crise entre Iran et…