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SEACOP : La lutte contre les trafics illicites maritimes et portuaires au cœur d’une formation

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Les pays du Golfe de Guinée, doués d’importantes zone portuaires et bénéficiant d’un positionnement géographique privilégié, sont particulièrement ciblés par les narcotiquants et les groupes criminels pour l’acheminement de la cocaïne en provenance de l’Amérique latine. Afin d’améliorer les compétences en gestion de l’information maritime et développer les techniques avancées de ciblage, une formation a été ouverte lundi 24 février 2025 en faveur des acteurs togolais impliqués dans l’action de l’Etat en mer.

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En effet, cette formation a été organisée dans le cadre des activités du projet de coopération portuaire « SEACOP » qui a atteint sa 6 ème phase. Financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par Expertise France, le projet SEACOP vise à contribuer à la lutte contre les trafics maritimes illégaux et les réseaux criminels dans le but ultime d’atténuer les impacts négatifs de la criminalité maritime sur la sécurité, la santé publique et le développement des pays bénéficiaires à savoir Togo ; Bénin ; Togo ; Côte d’Ivoire ; Ghana ; Sierra Leone ; Sénégal ; Gambie et Cap-Vert.

Ouvrant les travaux de la formation sur le traitement de l’information maritime, ciblage et inspection des navires, le chef de cabinet du Haut Conseil pour la Mer, représentant le ministre conseiller pour la Mer, Laré Penn affirme que l’économie maritime représente près de 75 % des recettes fiscales et plus de 80 % du commerce extérieur.

« Tous les atouts dont jouit le Togo ne sauraient être préservés sans une protection adéquate contre les attaques des pirates, les trafiquants, les terroristes et les aléas climatiques, qui pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l’économie nationale. Il importe donc de trouver les moyens pour protéger cet espace maritime, si important dans l’économie togolaise. Cette formation, d’une importance capitale, renforcera la maîtrise des flux de marchandises, tant à destination du Togo qu’en transit vers les pays de l’hinterland. Je voudrais vous souhaiter une bonne formation et vous exhorter à la discipline, l’écoute active et surtout à montrer une volonté d’apprendre afin que vous puissiez tirer le meilleur profit de cette formation » a laissé entendre monsieur Laré Penn, le représentant du ministre conseiller pour la Mer.

Faut-il préciser que cette formation va renforcer les capacités opérationnelles en fouille de navires des participants. Ils seront également outillés sur l’identification des bonnes pratiques et des points d’amélioration pour les services en charges de la sécurité maritime. Des exercices pratiques seront ensuite menés sur des navires ciblés à quai afin d’améliorer les méthodes et procédures d’inspection. Ces simulations permettront aux agents de développer des techniques avancées de ciblage et d’améliorer leurs compétences en gestion de l’information maritime.

Dans la foulée, le chef de l’équipe Économie et gouvernance à la délégation de l’Union Européenne auprès de la République Togolaise, Stéphane Devaux à exprimer sa profonde gratitude aux autorités pour leur engagement constant et leur détermination à lutter pour la sécurité en mer et contre les trafics illicites, ainsi que pour l’accueil qu’elles font au projet SEACOP et l’appui pour la réalisation de cette formation.

‘L’Union européenne et l’équipe Europe sont convaincues que le renforcement des capacités nationales représente un élément essentiel pour assurer une lutte efficace contre les trafics illicites maritimes au niveau régional et mondial. Notre soutien s’inscrit ainsi dans une démarche globale, visant à promouvoir la sécurité, la stabilité et le développement durable dans le Golfe de Guinée. Nous réitérons notre disponibilité à appuyer le Togo et les autres pays du Golfe de Guinée dans leurs efforts dans ce sens », a affirmé Stéphane Devaux, chef de l’équipe Economie et Gouvernance à la délégation de l’UE à Lomé.

Par ailleurs, Akizi-Egnim Akala, Coordinateur régional SEACOP VI pour l’Afrique de l’Ouest précise que le projet SEACOP met l’accent sur quatre axes notamment la formation des agents en interservices pour le contrôle des bateaux, la formation des unités pour le renseignement maritime, le traitement et l’analyse des données pour cibler les navires suspects.

« En parallèle, le projet soutient également les équipes en termes d’échange de renseignements maritimes pour identifier les navires des zones de production de cocaïne vers les zones de destination, comme l’Europe, et les zones de transit, comme les Caraïbes et l’Afrique de l’Ouest. Il fournit aussi des équipements de protection aux agents et appuie les équipes lors d’opérations régionales et internationales », a indiqué Akizi-Egnim Akala.

Rappelons que cette formation qui a démarré lundi 24 février dernier va prendre fin 28 février 2025.

Marc Y Essowè GNAZOU (92 19 67 99)

Marc GNAZOU

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