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Tensions à Zio : le bras de fer s’intensifie entre élus et exécutif communal

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À Tsévié, la tension monte au sein de la commune de Zio 1. Dans une motion datée du 21 avril 2026, un groupe d’élus locaux a décidé de suspendre purement et simplement sa participation aux travaux du Conseil municipal.

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Selon le groupe d’élus cette décision est motivée par le non-paiement de leurs indemnités de fonction depuis trois mois. Une situation que ces élus dénoncent comme « illégale et arbitraire », d’autant plus que ces indemnités sont prévues par la loi et inscrites dans le budget 2026 de la commune.

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Face à ce blocage persistant, les signataires ont choisi de passer à l’acte. Dans leur motion, ils annoncent clairement qu’ils ne prendront plus part ni aux sessions du Conseil municipal, ni aux réunions des commissions, et ce jusqu’à la régularisation complète de leur situation.

Pour ces élus, il ne s’agit pas seulement d’une question financière. Ils estiment que l’absence de paiement les empêche d’exercer correctement leur mandat, notamment en ce qui concerne les déplacements sur le terrain, les consultations citoyennes et le suivi des projets locaux. En suspendant leurs activités, ils entendent ainsi dénoncer une situation qu’ils jugent incompatible avec le bon fonctionnement de l’institution communale.

Autre décision majeure : interpeller les autorités administratives. Les élus demandent l’implication du préfet de Zio, qu’ils invitent à convoquer une session extraordinaire afin de trouver une issue à la crise. Le gouverneur de la région maritime est également saisi pour des questions liées au contrôle de légalité.

Dans leur démarche, les conseillers municipaux pointent directement la responsabilité du maire, qu’ils accusent d’être à l’origine du blocage. Ils préviennent que toutes les conséquences de cette suspension — notamment le ralentissement, voire la paralysie des activités communales — lui incomberont.

Par cette action, les élus de Zio 1 affichent une position de fermeté. Leur retrait des instances municipales apparaît comme un moyen de pression destiné à obtenir rapidement le paiement de leurs indemnités et à rétablir, selon eux, un fonctionnement normal de la commune.

Cette situation met en lumière les tensions internes qui traversent actuellement la gouvernance locale à Zio 1. Elle pose aussi la question du respect des engagements budgétaires et du dialogue entre les différents acteurs municipaux, dans un contexte où la continuité du service public pourrait être fragilisée.

La rédaction

Marc GNAZOU

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