Togo : la LCT s’oppose à la fermeture des agences Orabank

Togo : la LCT s’oppose à la fermeture des agences Orabank

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La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) tire la sonnette d’alarme après l’annonce de la fermeture prochaine de plusieurs agences Orabank à travers le pays. Estimant que cette décision menace l’accès aux services bancaires de base pour des milliers d’usagers, notamment en zones rurales, l’organisation appelle les autorités à encadrer la transition numérique afin qu’elle ne se fasse pas au détriment des populations les plus vulnérables. Lisez plutôt !

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DECLARATION N 001/01 DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO
Relative à la fermeture des agences d’Orabank

La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) exprime sa vive inquiétude suite à la décision de la banque
Orabank Togo de fermer plusieurs agences de proximité dont l’arrêt définitif des services est annoncé à
partir du 28 février 2026.

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Cette mesure, qui touche les agences de Mango, d’Assahoun, Kégué et du Boulevard des Armées, témoigne d’un désengagement préoccupant de l’institution bancaire vis-à-vis de ses clients. La banque propose désormais aux usagers de se tourner vers des points partenaires « KEAZ SPOT ».

À Mango et Assahoun, une grande partie de la population n’est pas familière avec les outils technologiques et les plateformes numériques de type KEAZ. Les consommateurs d’Orabank de ces
zones sont pour la plupart des fonctionnaires qui peinent déjà à rejoindre ces agences avant d’effectuer
des opérations bancaires.

A titre d’exemple, les fonctionnaires qui travaillent dans les localités de la
RN5 sont obligés d’aller jusqu’à Kpalimé avant toutes opérations.

La note d’Orabank oriente les clients d’Assahoun vers des points KEAZ à Kpalimé. Il est inacceptable d’imposer un tel déplacement pour des opérations de base comme les dépôts ou les retraits en plus des plaintes incessantes des consommateurs sur le dysfonctionnement de la plate-forme KEAZ et les pannes
répétées des GAB.

Un guichet automatique ou un agent partenaire ne peut remplacer l’expertise d’un conseiller bancaire pour les opérations complexes, créant ainsi un sentiment d’abandon chez les usagers ruraux.

Pour la LCT, la modernisation des services bancaires ne doit pas se faire au détriment de l’inclusion financière des plus vulnérables alors que le gouvernement travaille pour améliorer le taux de
bancarisation dans le pays.

En conséquence, nous demandons au gouvernement de veiller à ce que la transition numérique des banques ne devienne pas un outil d’exclusion pour les populations vivant hors des centres urbains.

La LCT reste mobilisée pour la défense des droits et des intérêts des consommateurs sur l’ensemble du
territoire.

Fait à Lomé, le 13 janvier 2026

Le Président
Dr Emmanuel SOGADJI

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