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Togo : Le député Gerry Taama révèle les dessous de la revalorisation du SMIG

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La revalorisation du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) selon le député Gerry Taama ne serait pas la fin du calvaire des citoyens togolais. Pour le président du Nouvel Engagement Togolais (NET), la revalorisation du SMIG est comparable à une grossesse de six ou pire c’est « blaguer-tuer ». À travers sa page Facebook, l’homme politique révèle les dessous de cette revalorisation dont les Togolais sont « contents ».

Lisez intégralement sa note

“Alors, revalorisé ou pas, le Smig ? Mon cœur me dit oui, ma tête me dit non.

Ça a commencé par la publication d’un procès-verbal des parties prenantes aux discussions sur la valorisation du Smig à savoir les 7 centrales syndicales, le Cnp, l’Aget, la Ccit. “Elles ont convenu de proposer au gouvernement, d’acter le relèvement du SMIG de le porter de 35000 FCFA actuellement à 52500 FCFA à compter du 1er janvier 2023”

Plus tard, le président de la République dira dans son discours « Je voudrais féliciter les partenaires sociaux qui ont su trouver un accord de revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti ».

La précédente revalorisation du Smig avait été faite par un arrêté du ministre en charge du Travail. Ce n’est pas aux parties prenantes de fixer le Smig mais elles peuvent faire une proposition. C’est une décision d’Etat, et pour le moment, je ne vois rien venir de ce côté.

Il est évident que toute revalorisation du Smig qui ne s’accompagnerait pas de mesures d’accompagnements serait catastrophique pour le secteur privé. Imaginez que vous ayez 10 employés payés à la 35000f. Du jour au lendemain, cette masse salariale passe de 350 000f à 520 000f. Si le chiffre d’affaires n’a pas changé, (il chute plutôt) comment allez-vous faire pour compenser ? Solution immédiate : licencier 3 personnes pour rester à la même masse salariale. En licenciant aussi, vous baissez votre chiffre d’affaires. C’est un cercle vicieux. Il faut par conséquent des mesures d’accompagnement.

C’est pour cela que je parle de grossesse de six (6) mois. On sait que ce n’est pas encore prêt mais on te dit : prépare toi, on ne sait jamais, sept (7) mois n’est pas loin. Mais la grossesse dure normalement neuf fois, mais l’enfant peut venir à sept ou neuf mois. Et trois mois dans le langage politique, ça peut faire des années.

Donc il faut revoir les conventions collectives et découvrir l’arrêté ministériel, acte de l’Etat. Sinon, dans l’état actuel des choses, l’affaire du Smig-là, c’est grossesse de six mois. Les Ivoiriens disent c’est blaguer-tuer.

Dites-moi ce que vous pensez de cette revalorisation du Smig ? Vrai ou opération de communication politique? Vos avis m’intéressent.

Tiens, aujourd’hui c’est bonne année, on ne fait pas politique en principe. Mais moi j’en fais. Horizon 2030.

Politique autrement.”

Gerry Taama

Marc GNAZOU

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