Togo : plus de 500 élèves obtiennent gratuitement leurs pièces de naissance

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Des centaines d’enfants longtemps invisibles aux yeux de l’administration peuvent désormais se projeter sereinement dans l’avenir. Plus de 500 élèves ont bénéficié de l’établissement gratuit de leurs pièces de naissance dans le cadre du projet « Un enfant, une pièce de naissance ».

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La remise symbolique des documents s’est déroulée, lundi 2 février 2026, à l’École primaire publique (EPP) Camp Gendarmerie, dans la commune de Tchaoudjo 1, en présence de plusieurs autorités administratives, éducatives et politiques. La cérémonie a été présidée par le député Esso-Wavana Ahmed ADOYI, cadre du milieu et porteur de l’initiative.

Donner une identité pour garantir l’avenir

Faire établir gratuitement des jugements supplétifs aux élèves qui n’en disposent pas est l’objectif central de ce projet à forte portée sociale. En permettant à ces enfants d’obtenir une pièce de naissance, l’initiative vise à lever un obstacle majeur à leur scolarisation, à l’accès aux soins et à leur citoyenneté.

« Un enfant sans acte de naissance est un enfant dont l’avenir est fragilisé », confie un responsable éducatif présent à la cérémonie. Pour de nombreuses familles, notamment en milieu rural, les démarches administratives restent complexes ou hors de portée financière.

Une action en phase avec la politique d’inclusion sociale

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de l’inclusion sociale et de l’égalité des chances, prônée par les autorités togolaises. À travers ce projet, les acteurs locaux traduisent sur le terrain la volonté des autorités de garantir à chaque enfant un droit fondamental, celui d’exister légalement.

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Représentant l’autorité régionale, le préfet de Tchaoudjo, assurant également les fonctions de gouverneur de la région Centrale, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, a saisi l’occasion pour lancer un appel pressant aux maires, à la chefferie traditionnelle et aux leaders communautaires. Il les a invités à intensifier les campagnes de sensibilisation afin que les parents fassent déclarer les naissances de leurs enfants dans le délai légal de 45 jours, évitant ainsi les procédures tardives.

Une continuité d’actions en faveur des élèves

Prenant la parole, le député Ahmed ADOYI a rappelé la portée citoyenne de l’initiative. « C’est un acte très important et, sur instruction du président du Conseil, nous apportons notre contribution là où il y a nécessité », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que ce projet fait suite à une autre action sociale majeure, « Un élève, un certificat de nationalité », lancé en avril 2024. Cette première initiative avait permis d’établir 200 certificats de nationalité au profit d’élèves nécessiteux en classes de terminale, facilitant ainsi leur accès aux examens et aux études supérieures.

Déterminé, le député a rassuré sur la poursuite de ces actions. « Les enfants, c’est la relève de demain. Tant qu’il y aura des besoins, nous serons toujours là pour apporter notre contribution », a précisé le député.

Une mobilisation collective saluée

La cérémonie s’est tenue en présence du directeur régional de l’Éducation, Adamah Kankoué, du coordonnateur régional de l’Association Synergie Plus, ainsi que du proviseur du lycée moderne de Sokodé, Kondo Bouhari. Tous ont salué une initiative qui vient soulager les familles et renforcer l’école togolaise.

Sans acte de naissance, pas d’examens, pas de diplômes. Conscient de cet enjeu, ce projet social vient de soulager plusieurs enfants. À Tchaoudjo, l’Acte 2 de « Un enfant, une pièce de naissance » apparaît ainsi comme un pas décisif vers une école plus inclusive, où chaque élève peut apprendre et grandir avec une identité reconnue par l’État.

Marc Le Sucré (+22896141648)

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