Insalubrité à Lomé : : le MMLK dénonce et réclame l’interdiction des sacrifices déposés sur la voie publique
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des paniers, calebasses et autres objets de sacrifices abandonnés aux carrefours et ronds-points du Grand Lomé. L’organisation dirigée par le pasteur Edoh Komi appelle les autorités à prendre des mesures pour préserver la propreté et la salubrité de l’espace public, tout en respectant les croyances traditionnelles.
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La présence de paniers, de calebasses et d’autres objets utilisés pour des sacrifices sur les voies publiques préoccupe le Mouvement Martin Luther King (MMLK). Dans un communiqué daté du 11 octobre 2026, l’organisation dénonce la prolifération de ces dépôts dans plusieurs carrefours, ronds-points et autres endroits stratégiques du Grand Lomé et de ses environs.
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Selon le mouvement, ces objets contiennent notamment des aliments, des volailles sacrifiées et divers éléments liés aux pratiques traditionnelles. Une partie de leur contenu est consommée par les chiens et les animaux errants, tandis que les restes abandonnés finissent par pourrir sur place.
Pour le MMLK, cette situation constitue un problème d’insalubrité susceptible de favoriser la propagation de maladies et de porter atteinte à l’image de la capitale togolaise.
Le MMLK interpelle les autorités
Tout en affirmant son respect pour les croyances traditionnelles, le mouvement estime que les pratiques religieuses et coutumières ne doivent pas se faire au détriment de la propreté des espaces communs.
« La liberté de culte ne saurait se transformer en liberté de salir et de polluer l’espace public appartenant à tous », rappelle l’organisation dans son communiqué.
Face à cette situation, le MMLK appelle les autorités municipales, le District autonome du Grand Lomé (DAGL), le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières ainsi que les chefs traditionnels à agir.
Il demande notamment l’adoption, dans les meilleurs délais, d’un arrêté interdisant formellement le dépôt de ces objets sacrificiels sur la voie publique.
Des espaces adaptés pour concilier traditions et salubrité
Au-delà de la dénonciation, le mouvement propose une solution qui prend en compte les pratiques traditionnelles. Il suggère l’identification, en concertation avec les autorités traditionnelles, d’espaces discrets et encadrés où les personnes concernées pourraient accomplir leurs rituels, loin des carrefours et des voies publiques.
Cette proposition vise, selon l’esprit du communiqué, à concilier le respect des traditions avec les exigences d’hygiène, de salubrité et de préservation du cadre de vie.
À travers cette sortie, le MMLK relance ainsi le débat sur la gestion des espaces publics dans le Grand Lomé et la responsabilité collective dans le maintien de la propreté urbaine.
Pour l’organisation dirigée par le pasteur Edoh K. Komi, la préservation des traditions ne devrait pas être incompatible avec les impératifs de salubrité publique. Elle résume sa position par cette formule : « La spiritualité ne doit pas rimer avec saleté. »
Marc Le Sucré GNAZOU (+22896141648)