« Les arts martiaux m’ont appris à me maîtriser » : le témoignage inspirant de ce jeune prodige togolais qui grandit entre taekwondo et judo
Entre les salles de classe et les tatamis, Dick Caleb Rufino trace son chemin avec détermination. À seulement 17 ans, ce jeune élève en classe de terminale s’est déjà forgé une solide expérience dans les arts martiaux. Taekwondo, judo, discipline, maîtrise de soi et ambition : portrait d’un jeune sportif qui nourrit de grands rêves.

Lorsque l’on échange avec Dick Caleb Rufino, on découvre rapidement un jeune homme calme, réfléchi et passionné. Derrière son sourire discret se cache un parcours commencé très tôt dans les arts martiaux.
L’aventure débute en 2013. Il n’a alors que cinq ans lorsqu’il fait ses premiers pas dans le taekwondo sous l’encadrement du maître Thomas HOUSSROUGBO. À l’époque, les entraînements se déroulent à domicile, aux côtés de son grand frère. Quatre ans plus tard (en 2017), il élargit son horizon sportif en rejoignant le centre INAMA où il commence également le judo.
« Au début, c’était surtout une envie personnelle », confie-t-il. Fasciné par cet univers de discipline et de dépassement de soi, le jeune garçon s’investit pleinement dans les entraînements. Mais comme beaucoup d’enfants, il découvre également les sacrifices que demande le sport de haut niveau.
« Il fallait parfois renoncer à certaines distractions ou à des parties de football avec les amis pour respecter les séances d’entraînement », raconte-t-il.
Malgré ces contraintes, Dick Caleb Rufino ne regrette rien. Bien au contraire. Les années lui ont permis de comprendre que les arts martiaux sont bien plus qu’un simple sport.
Une école de vie
Pour le jeune pratiquant, le plus grand enseignement du taekwondo et du judo reste la maîtrise de soi.
« Beaucoup pensent que les arts martiaux rendent violents. Pourtant, ils nous apprennent surtout à éviter les conflits et à contrôler nos réactions », explique-t-il.
Cette philosophie influence également sa vie scolaire. Élève en terminale, Dick Caleb Rufino affirme que les valeurs acquises sur le tatami l’aident quotidiennement dans ses études.
Discipline, concentration, respect des règles et sens des responsabilités sont devenus des réflexes qui l’accompagnent aussi bien en classe qu’en dehors.
Entre victoires et leçons de vie
Comme tout sportif, le jeune homme a connu des moments de joie intense, mais aussi des déceptions qui l’ont aidé à grandir.
Parmi ses plus beaux souvenirs figure sa victoire lors de la 4e édition du BLOOMING CENTER CHALLENGE, une compétition qui a marqué une étape importante dans son parcours.
À l’inverse, sa défaite en demi-finale de la 5e édition du BLOOMING CENTER CHALLENGE reste l’un de ses souvenirs les plus marquants.
Pour autant, il ne considère pas cet échec comme une défaite totale.
« J’étais satisfait parce que j’avais donné le meilleur de moi-même. Dans le sport, on apprend autant dans les défaites que dans les victoires », affirme-t-il avec maturité.
Le judo, une préférence assumée
Bien qu’il pratique les deux disciplines avec passion, Dick Caleb Rufino reconnaît avoir un faible pour le judo.
Selon lui, cette discipline sollicite davantage l’ensemble du corps et offre un développement physique plus complet. Il apprécie également son esprit collectif et familial.
« Au judo, on sent vraiment qu’on fait partie d’une famille. Tout le monde s’encourage et évolue ensemble », souligne-t-il.
Des maîtres qui ont marqué son parcours
Derrière chaque champion se cachent souvent des mentors. Pour Dick Caleb, plusieurs maîtres ont joué un rôle essentiel dans son évolution.
Il cite notamment le maître Anatole (assistant de maître Rufin Dick au centre INAMA), dont l’implication lors des compétitions l’a profondément marqué.
« Quand il vous accompagne, on a l’impression qu’il combat avec vous. Il vit chaque instant du combat et vous pousse à donner le meilleur de vous-même », témoigne-t-il.
Le maître NAGBLA Kokou, dans le domaine du judo, figure également parmi les personnes qui ont contribué à sa progression.
Un rêve tourné vers l’international
À seulement 17 ans, Dick Caleb regarde déjà loin devant lui. Son ambition est claire : devenir maître de taekwondo et judoka professionnel sur la scène internationale.
Un objectif qu’il poursuit avec sérieux, porté par la conviction que les arts martiaux peuvent transformer positivement la vie des jeunes.
Son message est d’ailleurs sans équivoque :
« J’encourage tous les jeunes à pratiquer le taekwondo ou le judo. Ces disciplines nous apprennent le respect, la discipline et la confiance en soi. Elles nous aident à devenir de meilleures personnes»
Découvrez le palmarès de DICK Caleb Rufino
TAEKWONDO
Blooming Center Challenge (1ère édition)
- Médaille d’argent en poomsae individuel
Compétition du club Furious Fighter (1ère édition)
- Médaille de bronze en poomsae collectif + coupe (3e place)
Compétition nationale
Compétition du club Furious Fighter (2ème édition)
Compétition amicale au centre INAMA
- Classé parmi les meilleurs de la compétition
Blooming Center Challenge (3ème édition)
- Médaille d’or en combat -50 kg
Compétition du club Furious Fighter (3ème édition)
- Médaille d’or en combat -50 kg
Blooming Center Challenge (4ème édition)
- Médaille d’or en combat -56 kg
- Médaille d’or en poomsae collectif
Compétition nationale
- Médaille de bronze en combat -63 kg
Compétition nationale
- 4ème place
JUDO
Tournoi de la Fraternité (1ère édition)
Tournoi Pâques au Dojo (2ème édition)
- 4ème place
Tournoi Pâques au Dojo (3ème édition)
- Médaille de bronze (3ème place)
Tournoi communal
- Médaille de bronze
Tournoi de la Fraternité (2ème édition)
- Médaille d’argent
Tournoi de la Fraternité (3ème édition)
- Médaille de bronze
Tournoi de Pâques au Dojo (5ème édition)
- Médaille de bronze
À travers son parcours, Dick Caleb incarne cette jeunesse qui choisit l’effort, la persévérance et les valeurs positives pour construire son avenir. Un avenir qu’il espère écrire, un jour, au plus haut niveau des arts martiaux.
Marc Yaovi Essowè GNAZOU (+22896141648)