Projet RIC ACC : après six mois d’activités, les acteurs se retrouvent pour ajuster le cap
Après six mois d’activités, les acteurs du projet Renforcement institutionnel des capacités de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation au changement climatique (RIC ACC) se retrouvent à Lomé pour faire le point sur les résultats obtenus et ajuster la mise en œuvre des prochaines actions.
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L’atelier bilan, organisé les 10 et 11 août 2026, intervient après la clôture du deuxième trimestre. Il vise notamment à examiner les progrès réalisés au cours du premier semestre et à dégager les ajustements nécessaires pour la suite du projet.
« S’arrêter et vérifier si les résultats sont conformes aux attentes »
À l’ouverture des travaux, Mme Emefa Adjovi Gozan, Coordinatrice du projet RIC ACC, a rappelé l’importance de ces exercices de suivi.

« À chaque fois que vous menez une activité, il est de bon ton de s’arrêter et vérifier si les actions et les résultats obtenus sont conformes aux prévisions et attentes. Notre rencontre bilan s’inscrit dans cette dynamique », a-t-elle expliqué.
Pendant deux jours, les participants passent ainsi en revue les réalisations du deuxième trimestre et, plus largement, celles du premier semestre 2026. Les échanges portent également sur la programmation des activités restantes du troisième trimestre.
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L’exercice doit permettre d’apprécier le niveau d’exécution des activités prévues dans les différentes zones d’intervention, de présenter les résultats enregistrés dans chaque région et d’identifier les difficultés ayant pu affecter la mise en œuvre du projet.
Identifier les difficultés et ajuster les actions
Au-delà du bilan, les travaux constituent un cadre de réflexion sur les défis opérationnels, institutionnels et contextuels rencontrés sur le terrain. Les participants sont appelés à rechercher des solutions adaptées et à examiner la qualité des partenariats établis ainsi que leur contribution aux résultats obtenus.
La rencontre prévoit également la validation du plan de suivi-évaluation du projet et la finalisation de sa stratégie de sortie. L’objectif est de s’assurer que les acquis pourront être maintenus au-delà de la période d’intervention.
Les travaux réunissent notamment l’équipe de gestion du projet, les chargés régionaux des régions Maritime, Kara et Savanes, ainsi que les agents de mobilisation communautaire. Des représentants de plusieurs structures étatiques et institutions partenaires prennent également part aux échanges, notamment l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), la Direction des ressources en eaux et WASCAL de l’Université de Lomé.
60 localités concernées
Le projet RIC ACC intervient dans 60 localités des régions Maritime, Kara et Savanes. Il ambitionne de renforcer durablement l’engagement des acteurs impliqués dans la réduction des risques de catastrophes et l’adaptation au changement climatique au Togo, notamment à travers le renforcement des capacités et le transfert de connaissances.
Son intervention repose sur trois niveaux
Au niveau micro, il s’agit de réduire la vulnérabilité des communautés face aux risques liés au climat grâce au transfert de connaissances et de techniques adaptées.
Au niveau méso, le projet cherche à renforcer les capacités organisationnelles et techniques de la Croix-Rouge Togolaise et des acteurs institutionnels en matière de réduction des risques de catastrophes (RRC) et d’adaptation au changement climatique (ACC).
Enfin, au niveau macro, l’ambition est d’améliorer l’efficacité des mécanismes nationaux de préparation et de réponse aux catastrophes, tout en contribuant à l’évolution des cadres juridiques dans le domaine.
Une troisième phase tournée vers la pérennisation des acquis
Le projet RIC ACC s’inscrit dans une démarche engagée depuis plusieurs années. Ses deux premières phases, couvrant respectivement les périodes 2019-2021 et 2022-2024, ont notamment permis de renforcer les capacités des principaux acteurs en matière de gestion des risques de catastrophes et d’adaptation au changement climatique, tout en contribuant à la résilience des communautés vulnérables.
La troisième phase, lancée en janvier 2025 pour une durée prévue jusqu’en décembre 2027, met davantage l’accent sur la pérennisation des acquis et l’amplification de l’impact des interventions.
Mis en œuvre par la Croix-Rouge Togolaise (CRT), avec l’appui technique de la Croix-Rouge Allemande (CRA) et le soutien financier du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le projet RIC ACC, dans sa troisième phase, est actuellement dans sa deuxième année d’exécution.
L’atelier de Lomé apparaît ainsi comme une étape de pilotage importante. En évaluant les actions déjà menées et les difficultés rencontrées, les parties prenantes entendent améliorer la mise en œuvre des prochaines activités et consolider les résultats du projet auprès des communautés bénéficiaires.
Marc Yaovi Essowè GNAZOU (+22896141648)