« La délivrance des diplômes est un calvaire au Togo » : le CAR propose des solutions face aux difficultés des impétrants
La délivrance des diplômes et attestations scolaires continue de susciter des préoccupations au Togo. Pour le Comité d’action pour le renouveau (CAR), les procédures actuelles imposent encore de nombreuses contraintes aux élèves, étudiants, diplômés et à leurs parents, notamment ceux vivant à l’intérieur du pays.
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Le sujet était au cœur d’une intervention du parti politique à Ahépé, dans la commune Yoto 2, le samedi 29 août 2026. À travers le thème « La délivrance des diplômes et attestations au Togo : un calvaire ? », le CAR a dressé un état des lieux des difficultés rencontrées par les usagers et formulé plusieurs propositions pour améliorer le système.
Des déplacements qui pèsent sur les familles
Selon le CAR, l’une des principales difficultés concerne la délivrance des diplômes du CEPD et du BEPC. Le parti souligne que ces documents sont encore écrits à la main par des calligraphes et délivrés uniquement au niveau du service des examens et concours à Lomé.
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Une situation qui, selon le parti, oblige par exemple un candidat résidant à Dapaong à effectuer le déplacement jusqu’à la capitale pour déposer sa demande. À cette contrainte s’ajoutent les files d’attente, les frais de déplacement et la nécessité de revenir ultérieurement à Lomé pour récupérer le document.

Le CAR déplore également l’incertitude liée au délai de délivrance. Dans certains cas, explique-t-il, l’impétrant peut effectuer plusieurs allers-retours entre sa région et Lomé sans obtenir son diplôme à temps.
Pour le parti, ces difficultés peuvent avoir des conséquences concrètes, notamment lorsqu’un diplôme est exigé pour participer à un concours dont la date limite de dépôt des dossiers approche.
Les duplicatas du BAC II également dans le viseur
Concernant l’attestation et le relevé de notes du BAC II, le CAR reconnaît l’introduction du système de duplicata comme une mesure permettant de mieux lutter contre les fraudes.
Cependant, le parti estime que cette procédure reste difficilement accessible à une partie de la population. Il pointe notamment le coût de 1 000 francs CFA demandé pour le duplicata ainsi que le nombre limité de lieux où ces documents peuvent être obtenus.
À en croire le CAR, les duplicatas sont actuellement délivrés à Lomé et à Kara, ce qui contraint les candidats vivant dans d’autres régions à supporter des frais supplémentaires pour effectuer leurs démarches.
Le diplôme du BAC II, une autre source de préoccupation
Le CAR estime que les difficultés sont encore plus importantes lorsqu’il s’agit du diplôme définitif du BAC II. Le parti évoque notamment les 6 000 francs CFA à payer pour son établissement, auxquels peuvent s’ajouter les dépenses liées au déplacement jusqu’à Lomé. Une charge que le CAR juge importante au regard du pouvoir d’achat d’une grande partie de la population.
Le CAR plaide pour une décentralisation des services
Face à ces difficultés, le parti propose plusieurs pistes d’amélioration. À court terme, le CAR préconise notamment l’acquisition d’imprimantes adaptées à l’établissement des diplômes du CEPD et du BEPC, afin de réduire les délais et les déplacements.
Le parti souhaite également que chaque impétrant puisse déposer sa demande et retirer son diplôme dans sa région, puis, à terme, au niveau de sa préfecture.
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En attendant une digitalisation complète des procédures, le CAR demande aussi au ministère de l’Éducation nationale d’autoriser la légalisation des attestations et relevés de notes, afin qu’ils puissent être utilisés pour les différentes démarches administratives et professionnelles.
Accélérer la digitalisation de l’éducation
Au-delà des mesures à court terme, le CAR appelle à accélérer et à étendre le processus de digitalisation à l’ensemble du ministère de l’Éducation nationale.
Le parti cite en exemple plusieurs démarches administratives déjà accessibles à travers des procédures modernisées, notamment dans les secteurs de la justice et de la sécurité, comme le passeport, le casier judiciaire ou encore le certificat de nationalité.
Pour le CAR, une digitalisation effective de la délivrance des diplômes et attestations permettrait de limiter les déplacements, réduire les files d’attente, raccourcir les délais et faciliter l’accès aux documents administratifs pour les citoyens vivant dans les différentes régions du pays.
À travers ces propositions, le parti entend remettre au centre du débat la question de l’accessibilité des services publics éducatifs et appelle à des réformes susceptibles de réduire les contraintes qui pèsent sur les diplômés et leurs familles.
Marc Le Sucré GNAZOU (+22896141648)