Beach Sambo : une première compétition pour faire sortir cette discipline de l’ombre
La première édition de la Coupe African Initiative s’est tenue, samedi 31 octobre 2026, sur la plage de Lomé. Cette compétition de Beach Sambo a mobilisé 91 combattants, hommes et femmes, autour d’une discipline encore peu connue au Togo. Au-delà de la confrontation sportive, les organisateurs ambitionnent de favoriser son implantation dans le pays et d’offrir de nouvelles perspectives aux jeunes pratiquants grâce à un partenariat entre acteurs togolais et russes.
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La plage de Lomé a accueilli samedi dernier les premières confrontations de la Coupe African Initiative. Cette compétition consacrée au Beach Sambo a réuni des participants de différentes catégories d’âge et de poids. Enfants, jeunes et adultes, des deux sexes, ont pris part aux combats, avec pour objectif de défendre leurs chances et de démontrer leur maîtrise des techniques de cette discipline.

Organisé par l’Association Alternative Russo-Togolaise (ART) et African Initiative, en collaboration avec la Fédération togolaise de Sambo (FETOS), le tournoi a permis de distinguer les meilleurs combattants de chaque catégorie, récompensés par des médailles.
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Mais derrière les confrontations et les distinctions, cette première édition porte une ambition plus large notamment faire connaître le Sambo au public togolais et encourager son développement auprès des jeunes.
Une discipline à faire découvrir au public togolais
Originaire de l’ancienne Union soviétique, le Sambo est un art martial qui associe des techniques de lutte et d’autodéfense. Il exige des pratiquants de la technique, de la concentration et une bonne maîtrise de leurs mouvements.

Pour l’Association Alternative Russo-Togolaise, la promotion de cette discipline représente un prolongement de ses activités de rapprochement entre les deux pays. Déjà engagée dans des initiatives liées à l’apprentissage de la langue russe et aux échanges culturels, l’association entend désormais donner une place au sport dans cette coopération.

« Au-delà des cours de russe, des jeux d’échecs et d’autres activités culturelles que mène l’association, il est de bon aloi d’étendre également nos initiatives au Sambo, un jeu très pratiqué en Russie », a expliqué Alain Kansame Nangalene, secrétaire général de l’ART.
Cette orientation rejoint également la vision d’Ayité Anénou, président de la FETOS. Pour lui, le Sambo ne doit pas être réduit à une simple activité de combat. Il constitue aussi un cadre d’apprentissage de valeurs utiles à l’éducation des jeunes.
« Le Sambo est bien plus qu’un sport. C’est une école de courage, de respect et de fraternité. Ce tournoi est le symbole d’une amitié qui se construit par le sport », a-t-il déclaré.
Les jeunes combattants au cœur des ambitions
L’un des intérêts de cette compétition réside dans la participation des jeunes, considérés comme un maillon essentiel pour assurer l’avenir de la discipline au Togo.

Les combats ont permis aux athlètes de mettre en pratique différentes techniques. Parmi les lauréats, Essozimna Kpezi a notamment mis en avant l’importance de la maîtrise technique face à la force physique de l’adversaire.
« Il comptait sur sa force, mais moi, je comptais sur ma technique », a-t-il confié en revenant sur le déroulement de son combat.
Satisfait de sa participation, le combattant entend poursuivre son perfectionnement et prendre part à d’autres compétitions, y compris à l’international. Il invite également les jeunes à s’intéresser à cette discipline et à découvrir progressivement ses différentes techniques.
Du côté d’African Initiative, l’intérêt est aussi porté sur les possibilités d’évolution des athlètes togolais. André Belonogov, représentant de l’organisation, a salué les prestations observées au cours du tournoi et estimé que les jeunes talents locaux méritent un accompagnement approprié.
Il a notamment exprimé la volonté de travailler à leur visibilité sur la scène internationale. Pour lui, le Sambo véhicule des valeurs éducatives qui dépassent les performances physiques et contribuent à la formation du caractère.
Un partenariat pour donner corps à cette ambition
La volonté de développer le Sambo au Togo ne repose pas uniquement sur l’organisation de compétitions ponctuelles. Elle passe également par la mise en place d’un cadre de collaboration entre les structures engagées dans sa promotion.

C’est dans cette perspective qu’un protocole d’accord a été signé entre l’Association Alternative Russo-Togolaise et la Fédération togolaise de Sambo en marge de la compétition. Paraphé par Bidjakine Naléguidjoi, président de l’ART, et Ayité Anénou, représentant la FETOS, cet accord vise à accompagner le développement de la discipline.
Les deux partenaires entendent notamment travailler à la mobilisation de moyens matériels et techniques, à la formation et à l’encadrement des combattants. Cette collaboration pourrait également contribuer à renforcer les capacités de la fédération et à offrir davantage de possibilités aux athlètes togolais.

La première Coupe African Initiative aura ainsi permis de réunir les acteurs autour d’un objectif commun : donner davantage de visibilité au Sambo et créer les conditions de son développement au Togo. Le véritable défi sera désormais de transformer les engagements pris à Lomé en actions durables, afin que cette discipline puisse progressivement trouver sa place dans le paysage sportif national.
Marc Le Sucré GNAZOU (+22896141648)