Inondations au Togo : des morts, des routes endommagées et d’importants dégâts
Les fortes pluies qui se sont abattues sur le Togo à la fin du mois de juin continuent de produire leurs effets. À Lomé comme dans plusieurs localités de la région Maritime, les inondations ont provoqué des pertes en vies humaines, endommagé des infrastructures routières et perturbé le quotidien de milliers d’habitants. Face à cette situation, les autorités poursuivent les opérations de secours et appellent les populations à la plus grande vigilance.
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Selon les informations communiquées par le gouvernement, les précipitations des 29 et 30 juin ont particulièrement touché les treize communes du District autonome du Grand Lomé ainsi que les préfectures de Vo, des Lacs, du Bas-Mono et de Yoto. Plusieurs quartiers se sont retrouvés sous les eaux, entraînant des dégâts matériels importants, des perturbations de la circulation, des chutes d’arbres et le débordement de plusieurs bassins de rétention.
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Le bilan humain est particulièrement préoccupant. Quatre décès ont été enregistrés, dont trois par noyade. Deux victimes, âgées de 4 ans et de 28 ans, ont perdu la vie dans les quartiers d’Adidomé et de Gbossimé à Lomé. Une troisième noyade a été signalée à Dagbati, dans la préfecture de Vo, où un homme de 47 ans a trouvé la mort. À Sotouboua, une autre personne est décédée après l’effondrement de son habitation fragilisée par les intempéries.
Les dégâts concernent également les infrastructures routières. Plusieurs grands axes de la capitale, notamment les boulevards Eyadéma, des Armées, du 30 Août et de la Kara, ainsi que les avenues de la France, Pya et des Bruyères, ont été temporairement affectés par la montée des eaux. Dans la préfecture de Vo, la circulation sur la RN34 a été interrompue après la rupture du pont enjambant la rivière Adjodogou à Boko, compliquant les déplacements des usagers.
Sur le terrain, les équipes de secours restent fortement mobilisées. Sous la coordination de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et du Centre national des opérations d’urgence (CNOU), plusieurs interventions sont en cours pour évacuer les personnes en difficulté, pomper les eaux stagnantes, sécuriser les zones à risque et évaluer l’étendue des dégâts.
Les agents de l’ANASAP poursuivent les opérations de dégagement des arbres tombés, de nettoyage des voies et d’enlèvement des déchets, tandis que des équipements de pompage ont été déployés dans plusieurs secteurs, notamment à Sanguéra et Babacopé. Les sapeurs-pompiers interviennent également pour assécher les zones inondées, sécuriser les habitations menacées et prévenir de nouveaux incidents.
Les autorités surveillent par ailleurs l’état des infrastructures sensibles, dont certains ouvrages routiers fragilisés par les intempéries. Le secteur de la santé reste également en alerte afin de prévenir les risques de maladies liées aux eaux stagnantes. Des opérations de sensibilisation, de désinfection et de traitement des eaux sont engagées dans plusieurs localités touchées.
Alors que les services météorologiques maintiennent une veille permanente, le gouvernement avertit que de nouvelles pluies pourraient aggraver la situation, avec des risques de débordement des cours d’eau, d’effondrement d’habitations, de pertes agricoles et de nouvelles inondations.
Les autorités invitent enfin les populations à éviter les zones submergées, à ne pas traverser les voies inondées et à signaler toute situation d’urgence aux services compétents afin de limiter les conséquences de ces intempéries.