Evala 2026 : Gerry Taama interpelle sur le coût de la fête et les défis du développement
Les luttes traditionnelles Evala ont officiellement pris fin le jeudi 16 juillet 2026 dans la préfecture de la Kozah. Au lendemain de cette grande fête culturelle, l’ancien député Gerry Taama Komandega a publié une analyse critique dans laquelle il évoque ce qu’il qualifie de « grand paradoxe togolais », relançant le débat sur les enjeux économiques, sociaux et politiques liés à cet événement emblématique.
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Les Evala, rendez-vous culturel majeur de la préfecture de la Kozah, continuent d’alimenter les débats au-delà de leur dimension traditionnelle. Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, l’ancien député Gerry Taama Komandega estime que cette période met en lumière ce qu’il qualifie de « grand paradoxe togolais ».
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Se présentant comme Kabyè par sa mère et fier de ses origines, Gerry Taama précise que sa réflexion ne traduit aucune hostilité envers cette tradition. Selon lui, son analyse vise plutôt à attirer l’attention sur plusieurs réalités qu’il juge préoccupantes.
Le premier point soulevé concerne la situation socio-économique de la région de la Kara, et plus particulièrement de la préfecture de la Kozah. L’ancien parlementaire relève que, malgré un taux de pauvreté élevé, d’importantes ressources sont mobilisées chaque année pour l’organisation des Evala. À ses yeux, une partie de ces investissements pourrait également être orientée vers des projets communautaires, des infrastructures ou des initiatives économiques capables d’avoir un impact durable sur les populations.
Gerry Taama évoque également les conséquences économiques de cette période sur le fonctionnement de l’administration publique. Il estime qu’une interruption prolongée de certaines activités administratives dans un pays aux ressources limitées représente un manque à gagner pour l’État, tout en s’ajoutant aux dépenses consacrées aux festivités.
Enfin, l’ancien député s’interroge sur l’évolution sociale des Evala. Selon lui, l’événement est devenu au fil des années un espace de démonstration de prestige où se côtoient responsables politiques, opérateurs économiques et jeunes en quête d’opportunités. Il estime que cette forte mobilisation contraste avec les difficultés économiques souvent dénoncées par une partie de la population.
À travers cette tribune, Gerry Taama considère que les Evala dépassent désormais leur dimension culturelle pour devenir un sujet de réflexion sur la gouvernance, les choix de développement et les priorités nationales.
Si ses propos suscitent déjà des réactions diverses, ils relancent le débat sur la place des grandes manifestations traditionnelles dans le développement économique et social du Togo, entre préservation du patrimoine culturel et impératifs de croissance.
La rédaction