Déguerpissement des plages au Togo : Gerry Taama s’interroge sur les personnes et installations concernées
Alors que le Comité ad hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public dans le Grand Lomé et les communes du littoral de la préfecture des Lacs annonce le début, à compter du 1er septembre 2026, des opérations de libération, de sécurisation et de préservation des plages, des interrogations commencent à émerger dans l’opinion.
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Parmi les voix qui souhaitent mieux comprendre les contours de cette opération figure celle de Gerry Taama, ancien député à l’Assemblée nationale. Dans une publication, il dit vouloir comprendre les raisons qui motivent cette décision ainsi que les catégories d’occupants qui seront effectivement concernées.
« Pourquoi déguerpit-on les gens le long de la plage ? », s’interroge-t-il d’entrée de jeu, avant de préciser que ses questions visent surtout à obtenir des éclaircissements sur la portée réelle de la mesure.
Quelles installations sont concernées ?
Pour Gerry Taama, la principale question porte sur la nature des occupations visées par l’opération. S’agit-il uniquement des personnes installées illégalement sur le domaine public ou la mesure concerne-t-elle également les différentes infrastructures construites à proximité immédiate de la mer ?
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L’ancien député relève notamment la présence de nombreux restaurants et résidences installés « à même la plage ». Il souhaite donc savoir si ces établissements entreront eux aussi dans le champ de l’opération annoncée.
« Qui sera concerné ? La mesure concerne-t-elle tout le littoral ? », demande-t-il, appelant ainsi à davantage de précisions sur le périmètre géographique et les critères qui seront appliqués.
Une décision qui suscite des interrogations
Au-delà de la question des déguerpissements, Gerry Taama s’interroge également sur les motivations précises de cette opération. Il reconnaît implicitement la nécessité de préserver le domaine public, mais estime qu’il est important de comprendre les objectifs poursuivis par les autorités.
Il pose également la question des priorités : « N’y a-t-il pas des problèmes plus importants ? »
Une interrogation qui intervient dans un contexte où l’occupation des plages constitue effectivement un enjeu d’aménagement, de sécurité et de préservation de l’environnement, mais où d’autres difficultés liées à l’usage et à l’entretien du littoral restent également visibles.
La question de l’assainissement des plages
Gerry Taama attire notamment l’attention sur l’état de certaines portions de plage qui, lorsqu’elles ne sont pas occupées, seraient parfois confrontées à un autre problème : l’insalubrité.
Selon lui, certaines zones sont « constellées de déjections humaines ». Une situation qui pose la question de l’assainissement, de l’accès aux sanitaires et de la gestion globale des espaces littoraux.
Pour l’ancien parlementaire, la libération des espaces ne devrait donc pas être dissociée des questions d’entretien et d’utilisation de ces lieux.
Le souvenir d’une précédente opération
Dans sa réflexion, Gerry Taama fait également référence à une précédente opération de déguerpissement des trottoirs. Il estime que cette expérience doit servir de leçon afin d’éviter que la nouvelle initiative ne produise des résultats limités.
« Je me souviens d’une opération de déguerpissement des trottoirs qui accoucha d’une souris », écrit-il.
À travers cette comparaison, l’ancien député semble surtout appeler à une opération clairement définie, suivie d’un dispositif permettant de préserver durablement les espaces libérés.
Alors que les opérations doivent débuter le 1er septembre 2026, les interrogations soulevées mettent ainsi en avant plusieurs enjeux : la définition des occupations illégales, le sort des établissements existants, l’étendue géographique de la mesure, mais aussi l’assainissement et la préservation des plages sur le long terme.
La mise en œuvre de cette opération devrait donc permettre de préciser les critères retenus par les autorités et de mieux situer les différentes catégories d’occupants concernées.
Marc Le Sucré GNAZOU (+22896141648)